Outils du site

Menu du site


savoir:cout_ecologique_du_numerique

Mésusage numérique et préjudice écologique

Cette page de veille technologique essaie de mettre en évidence l'aspect délétère de l'obésité numérique exponentielle qui touche nos sociétés. Orchestré par les propagandes commerciales de masse, le mésusage des marchandises et services numériques entre en contradiction totale avec l'intérêt commun des êtres humains sur la planète Terre. Ces propagandes obscènes traitent chaque consommateur comme autant de réservoirs pulsionnels avides d'innovations numériques (l'innovation étant différent du progrès), et ruinent les ressources planétaires et la santé de milliers de personnes dans les pays de production.

Bain de soleil et divertissement numérique quelque part sur la côte dans un futur plus ou moins proche... (Crédit: Mysticsartdesign pour Pixabay sous licence libre Creative Commons CC0)

Dernière mise à jour : 28/07/2020 23:09 (voir les différences)

La plupart des chiffres annoncés dans cette pages datent de 2018 (la situation s'est encore aggravée depuis). Cette page web a été construite en partant de deux émissions de La Méthode Scientifique sur France Culture1)

Préambule audio – Quel est le vrai coût écologique du numérique ?
Interview de Solange Ghernaouti, professeure à l'Université de Lausanne, experte en cybersécurité et cyberdéfense.
Date : 06/03/2018 – Durée : 8'53" – Réalisation : RTS pour l'émission Forum2)

À lire aussi :
- 25/09/2019: blog.mozilla.org > 8 façons de réduire son empreinte carbone numérique (archive.org)

Considérations générales sur l'impact écologique du mésusage des technologies numériques

Centrales électriques (Crédit: Ralf Vetterle pour Pixabay sous licence libre Creative Commons CC0)

  • En 2018, la consommation énergétique mondiale du numérique (production + utilisation) représentait 4% des émissions de gaz à effet de serre3)
  • En 2013, la production d'un gramme de "smart"phone consommait environ 80 fois plus d'énergie que la production d'un gramme de voiture. La production d’un "smart"phone engendrait 400 fois plus d'émissions de gaz à effet de serre que son usage4)
  • Au niveau d'un utilisateur, l'économie d'énergie principale est réalisée en n'achetant pas de nouveau matériel numérique :
    Un ordinateur portable consomme environ 40 KWh par an. Mais son énergie de fabrication est de l'ordre de 2000 KWh, soit 50 années d'utilisation5)
  • En 2018, l'efficacité énergétique économique (définie par Jean-Marc Jancovici comme l'énergie qu'il faut dépenser pour réaliser 1 dollar de valeur ajoutée annuelle) décroissait de 1,8% chaque année au niveau du PIB mondial tandis qu'elle augmentait de 4% chaque année dans l'industrie numérique mondiale. Cause : chaque année, la consommation d'énergie nécessaire à la fabrication des ordinateurs baisse moins vite que leur coût de fabrication et leur prix de vente6)
  • Obésité numérique (infobésité) : Plus l'efficacité d'utilisation d'une ressource augmente, plus le marché produit et vend des objets qui utilisent cette ressource. Exemple : la capacité des batteries des smartphones a augmenté de 50% en 5 ans sans que la fréquence de rechargement diminue parce que les applications et fonctionnalités intégrées aux "smart"phones sont de plus en plus nombreuses et gourmandes en énergie (obésiciels ou bloatwares).
  • En 2018, la consommation énergétique mondiale du numérique augmentait d'environ 9% par an7). Il n'y a pas d'autre secteur de l'économie mondiale qui augmente aussi vite
  • La part du Numérique dans la consommation finale d’énergie (elle-même en croissance de 1,5% par an) aura augmenté de presque 70% entre 2013 et 20208)
  • En 2018, consommer un euro de numérique induisait une consommation d’énergie directe et indirecte supérieure de 37% à ce qu’elle était en 2010 ! Cette tendance est exactement inverse à celle généralement attribuée au numérique et va à l’encontre des objectifs de découplage énergétique et climatique fixés par l’Accord de Paris sur le climat9)

Lexique de l'écologie numérique

Les définitions qui suivent proviennent en grande partie de Wikipedia.

Bilan carbone

Le bilan carbone d'un produit ou d'une entité humaine (individu, groupe, collectivité…) est un outil de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre, devant tenir compte de l'énergie primaire et de l'énergie finale des produits et services. En France depuis octobre 2011, Bilan Carbone – marque déposée par l'Association Bilan Carbone – désigne un outil et une méthode de comptabilité carbone dont l'utilisation est exclusivement réservée aux membre et licenciés de l'association.

La comptabilité carbone en général – et le Bilan Carbone en particulier – se distingue de l'empreinte écologique par le fait qu'elle ramène tous les processus physiques dont dépend une activité à des émissions exprimées en équivalent carbone ou en équivalent CO2, et non à des hectares comme l'empreinte écologique, ainsi que parce qu'elle ne concerne que les gaz à effet de serre, c'est-à-dire l'impact sur le climat à l'exclusion d'autres impacts sur l'environnement pouvant être inclus dans l'empreinte écologique.

Biocapacité

La biocapacité, capacité biologique, d'une zone biologiquement productive (appelée aussi zone bioproductive) donnée désigne sa capacité à produire une offre continue en ressources renouvelables et à absorber les déchets découlant de leur consommation, notamment la séquestration du dioxyde de carbone. La biocapacité est mesurée en hectares globaux (hag), comme l'empreinte écologique.

Effet rebond (économie)

En économie, l'effet rebond ou paradoxe de Jevons est défini comme "l'augmentation de consommation liée à la réduction des limites à l'utilisation d'une technologie, ces limites pouvant être monétaires, temporelles, sociales, physiques, liées à l'effort, au danger, à l'organisation…".

Il en découle que les économies d'énergie ou de ressources initialement prévues par l'utilisation d'une nouvelle technologie (innovations technologiques) sont partiellement ou complètement compensées à la suite d'une adaptation du comportement de la société (pression commerciale pour acheter en masse ces nouvelles technologies en abandonnant les anciennes).

À propos de l'effet rebond :

Efficacité ou efficience énergétique en économie

En économie, l'efficacité énergétique ou efficience énergétique désigne l'état de fonctionnement d'un système pour lequel la consommation d'énergie est minimisée pour un service rendu identique.

L'efficacité énergétique s'appuie généralement sur l'optimisation des consommations, qui passe par la recherche de la moindre intensité énergétique (à service égal), une "utilisation rationnelle de l'énergie", des processus et outils plus efficaces. Le volet économies d'énergie cherche à réduire les gaspillages et les consommations inutiles.

En Europe, une directive de 2006, reprise par la Directive 2010/31/UE2 sur la performance énergétique des bâtiments la définit comme "le rapport entre les résultats, le service, la marchandise ou l'énergie que l'on obtient et l'énergie consacrée à cet effet" ; La mesure de l'efficacité énergétique suppose des indicateurs pertinents et complets de consommation directe et indirecte d'énergie ; en pratique, il est parfois difficile de mesurer si le service rendu est ou non identique.

L'efficacité énergétique vise aussi à réduire les coûts (directs et indirects) écologiques, économiques et sociaux induits par la production, le transport et la consommation d'énergie. Elle contribue à réduire l'empreinte écologique (en diminuant l'empreinte énergétique et parfois l'empreinte carbone).

Jean-Marc Jancovici, président du conseil d’administration du think tank The Shift Project, définit sommairement l'efficacité énergétique comme étant l'énergie qu'il faut dépenser pour réaliser 1 dollar de valeur ajoutée annuelle10).

Empreinte écologique

L'empreinte écologique ou empreinte environnementale ou besoins en biocapacité est un indicateur et un mode d'évaluation environnementale qui comptabilise la pression exercée par les hommes envers les ressources naturelles et les "services écologiques" fournis par la nature. Plus précisément, elle mesure les surfaces alimentaires productives de terres et d'eau nécessaires pour produire les ressources qu'un individu, une population ou une activité consomme et pour absorber les déchets générés, compte tenu des techniques et de la gestion des ressources en vigueur. Cette surface est exprimée en hectares globaux (hag), c'est-à-dire en hectares ayant une productivité égale à la productivité moyenne.

Le calcul de l'empreinte écologique d'une entité ou d'un territoire répond à une question scientifique précise, et non à tous les aspects de la durabilité, ni à toutes les préoccupations environnementales. L'empreinte écologique aide à analyser l'état des pressions sur l'environnement sous un angle particulier, en partant de l'hypothèse que la capacité de régénération de la Terre pourrait être le facteur limitant pour l'économie humaine si elle continue à surexploiter ce que la biosphère est capable de renouveler. Une métaphore souvent utilisée pour l'exprimer est le nombre de planètes nécessaires à une population donnée si son mode de vie et de consommation était appliqué à l'ensemble de la population mondiale.

Énergie grise

L'énergie grise ou énergie intrinsèque est la quantité d'énergie consommée lors du cycle de vie d'un matériau ou d'un produit : la production, l'extraction, la transformation, la fabrication, le transport, la mise en œuvre, l'entretien et enfin le recyclage, à l'exception notable de l'utilisation. L'énergie grise est en effet une énergie cachée, indirecte, au contraire de l'énergie liée à l'utilisation, que le consommateur connaît, ou peut connaître aisément. Chacune des étapes mentionnées nécessite de l'énergie, qu'elle soit humaine, animale, électrique, thermique ou autre. En cumulant l'ensemble des énergies consommées sur l'ensemble du cycle de vie, on peut prendre la mesure du besoin énergétique d'un matériau

Taux de retour énergétique

Le taux de retour énergétique (TRE) ou EROI ("Energy Return On Investment") ou EROEI ("Energy Returned On Energy Invested") est le ratio d'énergie utilisable acquise à partir d'une source d'énergie, rapportée à la quantité d'énergie dépensée pour obtenir cette énergie. Quand l'EROI d'une ressource est inférieur ou égal à 1, cette source d'énergie devient un "puits d'énergie", et ne peut plus être considérée comme une source d'énergie primaire.

EROI = Énergie utilisable / Énergie dépensée.

L'EROEI constitue, en quelque sorte, la mesure de l'énergie grise.

  • 16/10/2017: reporterre.net > La dure loi de l'Eroi : l'énergie va devenir plus rare et plus chère
    Tribune de Victor Court, ingénieur agronome (AgroParisTech) dont la thèse de doctorat a porté sur le lien entre l'Eroi (Energy Return On Investment) des systèmes énergétiques et la croissance économique de long terme :
    […] l'Eroi d'un système énergétique est un indicateur de la lutte qui s'opère à tout moment entre le progrès technique et l'épuisement physique. Lorsque l'on commence à exploiter une ressource énergétique (du pétrole, du gaz ou le flux de vent terrestre, par exemple), on commence généralement par la partie de la ressource la plus facilement accessible (les meilleurs gisements de pétrole, les sites avec les vents les plus constants), si bien que, dans un premier temps, les gains du progrès technique tendent à faire augmenter l'Eroi. Mais au bout d'un moment, l'exploitation se tourne nécessairement vers des sites de moins bonne qualité, au point que cet effet d'épuisement de la ressource prévaut pour les non renouvelables et les renouvelables et entraîne alors une baisse de l'Eroi.

Coût écologique du stockage et du transfert de données par Internet

Copie d'écran du tableau de bord d'un stockage Google (Crédit: wiki.ordi49.fr)

⇑ Données logiques ⇑ ⇓ Données physiques ⇓

Centre de données et cloud computing (Crédit: Bethany Drouin pour Pixabay sous licence libre Creative Commons CC0)

À écouter aussi : 10/08/2019: franceinter.fr > Les Dernières Fois > Vanessa ne stocke plus rien dans le cloud

À cause des nombreux facteurs antagonistes d'accroissement et de diminution de la consommation énergétique des centres de données11), il est impossible d'établir une prévision rigoureuse de l'impact futur de ces installations. Le groupe de réflexion The Shift Project indique cependant que : "Malgré l’existence de ces deux tendances contradictoires, même les études les plus optimistes font part d’inquiétudes quant à la capacité des progrès technologiques à contrebalancer la croissance des volumes à l’horizon 2020" et renvoie aux conclusions pessimistes du rapport du Département États-Uniens de l’Énergie et l’Université de Californie sur la consommation d’énergie des centres de données en 2016 aux USA12).

  • En 2018, une donnée numérique parcourait en moyenne 15000 kilomètres avant d'arriver à destination13) ce qui représente autant d'énergie dépensée en routage et ré-amplification du signal
  • En 2017, le trafic de données sur le réseau Internet augmentait de 25% par an ! Et plus de 80% des données qui transitaient étaient des vidéos (streaming classique, vidéo à la demande, jeu à la demande)14)
  • En 2018, le trafic dans les centres de données (data-centers) augmentait de 35% par an !15)
  • En 2018, Netflix consommait entre 10 et 15% de la bande passante d'Internet et son empreinte carbone était comparable à celle du plus grand cimentier mondial Lafarge16). Cette diffusion à la demande de films et séries TV en Ultra Haute Définition (UHD) est concurrencée par d'autres sociétés comme par exemple Amazon Studios, Orange ou la holding française Newen Network (qui produit une bonne partie des séries et émissions de divertissement français)
  • En 2018, passer 10 minutes à visionner en streaming une vidéo haute définition sur un smartphone revenait à utiliser à pleine puissance pendant 5 minutes un four électrique de 2000 Watts17)

Production d'équipements numériques : les chiffres

Mine d'extraction de minerais à ciel ouvert (Crédit : "Free-Photos" pour Pixabay sous licence libre Creative Commons CC0)

  • En 2017, la consommation numérique représentait 14% de la consommation mondiale d'électricité18)
  • En 2017, la part de l'énergie consommée pour produire les appareils numériques représentait 50% de leurs consommation énergétique mondiale19)
  • Les messages emails non effacés sur les serveurs constituent une facture énergétique cachée très importante, du simple fait qu'ils restent accessibles partout dans le monde à chaque instant. En 2018, un email avec une pièce jointe d'1 Mo consommait l'équivalent de 25 minutes d'une ampoule à incandescence de 60 Watts pendant 25 minutes20)
  • En 2018, acheter un ordinateur est équivalent à acheter 2000 KWh (acheter 1 litre de pétrole équivaut à acheter 10 KWh ; acheter un aller-retour en avion est équivalent à acheter quelques miliers de KWh)
  • En 2018, la production d'un gramme de smartphone consomme environ 80 fois plus d'énergie que la production d'un gramme de voiture
  • En 2018, la production d'un smartphone engendre 400 fois plus d'émissions de gaz à effet de serre que son usage. L'empreinte carbone des smartphones augmente à chaque nouvelle génération d'appareil. Le nombre de smartphones — en croissance de 11% par an — passe de 1,7 milliard en 2013 à 5,8 milliards en 2020
  • En 2018, la fabrication mondiale annuelle de smartphones utilise environ 9000 tonnes de cobalt, soit environ 10% de la production totale de ce métal
  • En 2018, la fabrication mondiale annuelle de téléviseurs connectés nécessite environ 330 tonnes d'indium dans les écrans TFT-LCD (matrice active), soit 50% de la production mondiale de ce métal. Le nombre de téléviseurs connectés — en croissance de 9% par an — passe de 1,3 milliard en 2013 à 3 milliards en 2020, avec une nette évolution vers le standard UHD (Ultra Haute Définition ou 4K) qui favorise l'augmentation de la taille des écrans (en plus d'encombrer le réseau Internet et les disques durs de l'espace "cloud" des centres de données)
  • D'après une estimation relayée par Wikipedia, les ressources d'Indium se tariront dans les années 2020 à cause de son utilisation massive dans les écrans tactiles des gadgets électroniques : "Les stocks planétaires d'indium ont été vidés en quelques décennies et les procédés de récupération sont extrêmement chers et polluants ce qui fait que plusieurs groupes de recherche cherchent activement des voies de substitution"
  • En 2018, un ordinateur portable consommait environ 40 KWh par an. Mais son énergie de fabrication est de l'ordre de 2000 KWh, soit 50 années d'utilisation…
  • En 2017, pour fabriquer un ordinateur portable il fallait 240 Kg de combustible fossile, 22 Kg de produits chimiques et 1,5 tonne d'eau21)

Production d'équipements numériques : le fléau des terres rares

Manifestation des malaisiens de Kuantan contre l'usine d'extraction de terres rares du groupe australien Lynas Corporation (Crédit cumi&ciki@flickr.com sous licence Creative Commons BY 2.0)

Définition des terres rares

Les terres rares sont un groupe de métaux abondants mais aux propriétés rares et voisines comprenant les éléments chimiques simples suivants :

La terre rare la plus abondante est le cérium, plus répandue que le cuivre. La terre rare la plus rare est le thulium, 4 fois plus abondante que l'argent26).

Les technologies contemporaines utilisent massivement les terres rares :

  • Aimants permanents (néodyme-fer-bore, néodyme-dysprosium, etc.) (31% en 2018) : Utilisés dans les moteurs et générateurs électriques, éoliennes (600 kg d'aimants par éolienne), lève-vitre des voitures, moteurs des futures voitures électriques, téléphones portables, disques durs, etc. et probablement prochainement les moteurs des voitures électriques
  • Catalyse (utilisation en décroissance)
  • Alliages : Permet d'augmenter la limite de température de fonctionnement des matériaux en céramiques (l'oxyde d'yttrium dans les turbines d'avion)
  • Polissage des verres : L'oxyde de cérium est abrasif et produit par réaction avec le verre un silicate qui augmente son abrasivité
  • Hydrure métalique des batteries NiMH des voitures électriques hybrides et des voitures à hydrogène
  • Générateurs de rayon laser
  • Supraconducteurs (yttrium) présents par exemple dans les scanner médicaux, IRM, etc.
  • Absorption de neutrons : lanthanides utilisés comme poisons neutroniques pour réguler les réactions des centrales nucléaires
  • etc.

Les 17 terres rares appartiennent au groupes des 50 métaux rares :
Contrairement à la la définition strictement économique proposée par Wikipedia, un métal rare se définit par opposition aux métaux classiques comme étant un élément chimique qui ne peut être produit qu'en faibles quantités vis-à-vis des quantités de minerai extraites.
Les métaux rares sont par exemple utilisés dans les batteries, dans les ampoules basse consommation, dans les pots catalytiques (qui contiennent des métaux rares du groupe des platinoïdes – platine, palladium et rhodium – et la terre rare oxyde de cérium)27).

Saut technologique facilitant l'utilisation industrielle des métaux rares :
À partir des années 2000, la conception des alliages assistée par ordinateur a permis de prévoir les propriétés chimiques des métaux rares avant de les expérimenter28)29). La conception d'alliage, c'est ce que permet par exemple le logiciel Thermo-Calc30)). Quant-à leur fabrication, elle est anticipée par des logiciels tridimensionnels de simulation thermo-mécanique de fonderie. Par exemple, le logiciel Thercast (R) de la société Transalvor utilise une modélisation multi-échelles des matériaux31) par calcul couplé de la nucléation et du sous-refroidissement de croissance de l'alliage32). Ces méthodes de modélisation théoriques des alliages métalliques ont donc énormément contribué à l'essor industriel des terres rares33).

Les minerais de terres rares

Les terres rares n'existent pas à l'état pur :

  • Les terres rares légères sont très abondantes et se trouvent essentiellement dans 3 types de minerai :
    • La bastnäsite : C’est un fluorocarbonate (TR)FCO3, à forte teneur en terres cériques et, relativement, en europium34)
    • La monazite : C’est un orthophosphate de terres rares et de thorium (TR,Th)PO4. C’est également le principal minerai de thorium. C’est souvent un sous-produit du traitement de l’ilménite (minerai de titane), exploitée dans les sables de plages, en Australie, Inde, Brésil, Malaisie…35)
    • L'apatite (phosphate de calcium)
  • Les terres rares lourdes sont plus rares et se trouvent essentiellement dans 3 types de minerai :
    • Les argiles à terres rares, également appelés minerais ioniques
    • Le xénotime : C’est un orthophosphate de terres yttriques renfermant des teneurs d’environ 55% d’oxydes de terres rares, parmi lesquelles la proportion d’yttrium peut atteindre 60%. Le xénotime est également un sous-produit du traitement de la cassitérite (minerai d’étain)36)
    • La fergusonite
    • La loparite : C’est un niobiotitanate de terres rares37)
    • Lujavrite : c’est une variété de de syénite néphélinique, silicoaluminate ne renfermant pas de quartz, qui a été enrichie en divers éléments dont des terres rares

Note : Le fameux minerai de coltan (mot-valise pour colombite-tantalite) – qui est vraiment très rare sur la planète – n'a aucun rapport avec les terres rares. Ce minerai contient les métaux de transition niobium et tantale. Ce dernier est très utilisé dans les technologies : instruments chirurgicaux, implants médicaux, condensateurs, écrans à cristaux liquides, filtres électroniques "SAW" d’ondes acoustiques de surface, puces de mémoire vive dynamique (DRAM), etc.

La production des terres rares : un poison pour les hommes et l'environnement

Les deux étapes de production industrielle des terres rares :

  1. Première extraction – minerai → mischmétal (ultra polluant) :
    L'extraction des terres rares du minerai fournit le mischmétal qui est un alliage de terre rares. Comme le mischmétal ne contient plus de thorium, son utilisation reste autorisée en France et aux USA.
    Exemple d'utilisation du mischmétal dans la vie quotidienne : pour abaisser les coûts, les accumulateurs NiMh utilisent généralement du mischmétal à la place du lanthane.
  2. Deuxième extraction – mischmétal → terres rares (très polluant) :
    Les terres rares ont des configurations électroniques très proches les unes des autres (6S2), si bien que les électrons de leur sous-couche de type f (participant au magnétisme) participent peu aux liaisons chimiques. C'est pourquoi, les méthodes classiques (oxydo-réduction, etc.) sont généralement inefficaces pour les séparer depuis l'alliage mischmétal. Pour séparer et purifier les terres rares, il faut donc utiliser des méthodes d'extraction par solvants, très lourdes eu-égard au devenir de ces solvants.

Dans les minerais naturels, les terres rares sont très souvent associées aux éléments chimiques radio-actifs de la famille des actinides, en particulier le thorium (Th) qui est classé parmi les radionucléides les plus dangereux. Dans les pays riches, les lois en matière de radio-nucléïdes augmentent considérablement le coût d'extraction des terres rares. Dans les pays pauvres – clients des pays riches – ainsi qu'en Chine, la santé des travailleurs et l'environnement ne jouissent pas des mêmes contraintes étatiques. Selon Bruno Goffé, directeur de recherche CNRS émérite au centre européen de recherche et d’enseignement des géosciences de l’environnement, sur cent milles tonnes de terres rares produites en Chine, 60 à 70 milles tonnes sont produites hors de tout contrôle gouvernemental conduisant au rejet dans la nature de tout ce qui ne peut pas être vendu en tant que terre rare…38)

Les principaux sites de production des terres rares

Les terres rares en France

En France, dès 1919 l'entreprise Rhodia de la Rochelle traitait la monazite depuis des minerais de sables importés mais le thorium qu'elle contenait était stocké en attente d'une solution. À cause de sa richesse en uranium et en thorium, la monazite est en effet le minéral le plus radioactif après la pechblende, la thorianite et la thorite. L'entreprise Rhodia de la Rochelle a cessé cette activité depuis que l'extraction de la monazite a été interdite sur le territoire français.

Un document d'archive indique que "La Société des produits chimiques des Terres Rares a été constituée en 1919 pour traiter chimiquement le sable monazité en vue de la fabrication du thorium et de tous les autres métaux du groupe des terres rares.

À Serquigny dans l'Eure, la société a fait construire une usine de traitement des sables monazités dont l'important laboratoire a participé activement depuis 1919 à la recherche des métaux contenus dans les sables monazités des Indes et du Brésil. La principale activité de cette usine est la fabrication de ferrocerium ou pierre à briquet (30 % de fer / 70 % de mischmétal), d'oxydes de cérium (jadis utilisés principalement pour la peinture et pour les émaux), de thorium et de mésothorium (destinés à remplacer le radium).

En 2012, l'usine Solvey-Rhodia de La Rochelle démarre une activité d'extraction/purification de 6 terres rares différentes depuis du matériel recyclé (projet Coléop’terre) qui permet de compenser la diminution des quotas d’exportation de terres rares par la Chine depuis 2010. Les matières premières proviennent essentiellement de poudres luminophores d'ampoules basse consommation fluocompactes (usine de recyclage de l'usine Solvey-Rhodia de Saint-Fons dont les ampoules sont fournies par l'éco-organisme à but non lucratif Récylum), et de batteries (filiale Umicore). À cette époque, l'usine de La Rochelle extrait et sépare les terres rares revendues aux fabricants de trois types de produits : les batteries NiMH (nickel-métal-hydrure) des véhicules hybrides, les aimants et les lampes à basse consommation39).

En 2016, Solvay-Rhodia cesse son activité d'extraction/purification des terres rares en France par insuffisance de rentabilité. En effet, l’usage des lampes à fluorescence a diminué au profit des lampes à LED et le retour des terres rares chinoises à leurs taux d'exportation d'avant 2008 a fait diminuer leurs prix sur le marché. Au moment de l'annonce de cette décision, 40 emplois étaient menacés. L'usine Solvey-Rhodia de Saint-Fons dans le Rhône se recentre sur son activité vanilline tandis que l'usine Solvay-Rhodia de La Rochelle continue de formuler des composés à base de terres rares à destination des pots catalytiques automobiles, du polissage et de l’électronique40).

Sur sa page Recyclage des ampoules : pourquoi, comment les recycler ?, le site de l'éco-organisme à but non lucratif Récylum – ancien fournisseur de Solvey-Rhodia – indique clairement que les "autres matériaux" (4%) dont des métaux (terres rares) "doivent être jetés car, s’ils sont collés ensemble, il ne sont plus recyclables".

Les terres rares en Chine

Les principales sociétés productrices de terres rares sont chinoises. Au plan mondial, il s'agit d'un quasi-monopole.

Situé dans le nord du pays en Mongolie-Intérieure, la mine de la petite ville de Bayan Obo (en) est le plus grand sites d'extraction de terres rares du monde. Une fois extraits, les minerais sont acheminés pour traitements vers la grande ville de Baotou qui est située 120 Km plus au sud, toujours en Mongolie-Intérieure. Exploités par l'entreprise Baogang Rare Earth, ces deux sites ont été mis en service autour de 1958.

De grandes multinationales non chinoises sont également présentes en Chine sur le secteur des terres rares, en sorte qu'il n'est pas abusif de qualifier la Chine de sous-traitant des activités polluantes et dangereuses pour les pays riches de la planète. La multinationale Solvay/Rodia a ainsi ouvert en 1996 une usine fabriquant des produits de formulation à base de terres rares en Mongolie-Intérieure, et une deuxième en 2001 dans le Jiangsu (est de la Chine)41).

Les terres rares aux USA

Aux USA, le gisement de Mountain Pass en Californie est exploité pratiquement en continu depuis 1952. La société Molybdenum Corporation of America devenue Molycorp en 1974 est rachetée par Union Oil Company of California en 1977. En 1998, l’usine de séparation de la mine cesse la production de composés de terres rares raffinées mais continue à produire du concentré de bastnäsite. La production minière s’arrête en 2002, parce que le marché était devenu défavorable à la rentabilité de la mine et que la société ne souhaitais pas financer les investissements nécessaires au respect des mesures environnementales édictées par le gouvernement californien. En 2005, la société Union Oil Company of California est rachetée par Chevron Corporation qui la revend en 2008 à la société Molycorp Minerals LLC. En 2012, celle-ci annonce la reprise de la production de terres rares et la mine de Moutain Pass devient stratégique (car les USA étaient dépendants à 100 % de la Chine pour leurs importations d'yttrium), ce qui valorise les actions de la société cotée au New York Stock Exchange.

Les terres rares en Russie

Le gisement de Kola (ville) près de Mourmansk est très riche en roche phosphatée. Celle-ci est envoyée à l'usine de Veliky Novgorod du groupe chimique Acron (en) qui transforme les minerais d'apatite en engrais phosphatés. 1% de terres rares sont produits au cours de cette transformation42).

La péninsule de Kola est également riche en minerai loparite contenant notamment 28 à 30% d’oxydes de terres rares et 35 à 38% de dioxyde de titane. La société minière Solikamsk Magnesium Works, filiale du groupe Uralkali, obtient un concentré de terre rares essentiellement cérique à 32%. Ce concentré est en partie traité sur place, et en partie exporté à Sillamäe dans le nord de l'Estonie où l’usine de Neo Performance Materials (en) qui sépare les terre rares43).

Les terres rares en Australie et en Malaisie

Découvert en 1988 en Australie, le gisement de Mount Weld (en) est exploité depuis 2011 par la société Lynas Corporation, Ltd (en). Mount Weld est considéré comme le plus grand gisement de lanthanides du monde. Co-financée en 2009 par JPMorgan Chase, la société Lynas Corporation a construit une usine de traitement du minerai à Kuantan en Malaisie qui commence à fonctionner en 2012 sous le nom de Lynas Advanced Materials Plant (LAMP) (en). Mais l'opposition de la population locale a ralentit les ambitions de la société. Dés décembre 2008, un groupe de la société civile autour de la députée Fuziah Salleh (en) se constitue sous le nom "Concerned Citizens of Kuantan" (citoyens préoccupés de Kuantan). Il grossit rapidement pour devenir l'association "Save Malaysia Stop Lynas (SMSL)" ("Sauvons la Malaisie, Stoppons Lynas") qui engage des poursuites judiciaires contre la société Lynas Corporation. Mais en décembre 2012, la Cour d'appel malaisienne rejette l'appel interjeté par l'association contre une licence d'exploitation temporaire accordée à la société. Finalement, l'unité de raffinage entre en production en 2013, produisant 1089 tonnes d'oxydes de terres rares au premier trimestre 2014. En septembre 2018, le premier ministre malaisien nouvellement élu Mahathir Mohamad de la coalition Pakatan Harapan demande un examen approfondi de l'usine de traitement des terres rares par un commité présidé par sa sous-ministre Fuziah Salleh, ce qui a fait chuter les actions de la société. En réponse, la PDG de la société a demandé qu'on lui laisse suffisamment de temps pour s'adapter aux nouvelles exigences réglementaires…

Les terres rares au Danemark

La société Greenland Minerals (en) en coentreprise (joint-venture) avec le groupe chinois Shenghe Resources est en train de préparer l'exploitation du gisement de Kvanefjeld (en) dans le sud du Groenland44).

Ce gisement renferme du minerai de lujavrite et pourrait devenir le plus grand site d'extraction d'oxydes de terres rares après celui de Bayan Obo (en) en Chine. Il pourrait également devenir le 6e plus grand gisement d'uranium et semble extrêmement riche en fluorures de sodium.

Annexe

Biais cognitifs mobilisés par le marketing numérique

Effet de halo

L'effet de halo, effet de notoriété ou encore effet de contamination, est un biais cognitif qui affecte la perception des gens ou de marques. C'est une interprétation et une perception sélective d'informations allant dans le sens d'une première impression ("il ne voit que ce qu'il veut bien voir"). Une caractéristique jugée positive à propos d'une personne ou d'une collectivité a tendance à rendre plus positives les autres caractéristiques de cette personne, même sans les connaître (et inversement pour une caractéristique négative). Une étude d'image avait demandé au milieu des années 1960 à des consommateurs de désigner les constructeurs allemands fabriquant les meilleurs électrophones. Ce fut le nom de Grundig qui arriva en tête alors même que jamais Grundig n'avait fabriqué d'électrophones.

Effet de mode

L'effet de mode (ou effet bandwagon) définit l'effet d'un comportement grégaire où les individus se conduisent comme des moutons de Panurge. Soit le fait que certains esprits indécis finissent par prendre tardivement leur décision en imitant ce que pense ou fait la majorité. La pression sociale existe et nous incite au mimétisme, à un comportement conforme. Dans une situation ambiguë ou difficile à trancher, le choix de la majorité peut sembler d'autant plus acceptable qu'un grand nombre d'autres le partage. La pression pour se conformer est alors si puissante qu'elle échappe à toute forme de rationalité ou de critique. Dans le cas d'un groupe humain dans une situation incertaine, tout comportement ayant l'air accepté sera adopté. L'identification à une autre personne renforce notablement l'effet de mode. L'effet de mode est une façon de compenser son ignorance dans une situation difficile. Il est souvent utile et permet de s'adapter à un groupe avant de le connaître. Si un grand nombre de personnes pratiquent un comportement donné, il pourra être beaucoup plus facilement accepté. L'anthropologue René Girard a mis en évidence le poids du mimétisme dans la vie sociale, pouvant engendrer pour se rassurer le phénomène de création du Bouc émissaire.

Biais d'automatisation

Le biais d'automatisation (en) est la propension des humains à favoriser les suggestions issues des systèmes automatisés de prise de décision et à ignorer l'information contradictoire acquise sans automatisation, même si elle est correcte.

Biais pro-innovation

Le biais pro-innovation correspond au postulat implicite selon lequel une innovation doit être diffusée et adoptée par tous les membres d'un système social, qu'elle doit se diffuser le plus rapidement possible et qu'elle ne doit jamais être modifiée, réinventée ou rejetée.

Biais de retenue

Le biais de retenue (en) est la tendance à surestimer sa propre capacité à contrôler un comportement impulsif. Une confiance exagérée en son propre self-contrôle peut conduire à une plus grande exposition à la tentation, et à une impulsivité accrue. Par conséquent, le biais de retenue a une incidence sur l'addiction. Par exemple, une personne pourrait expérimenter des drogues, simplement parce qu'elle se croit capable de résister à toute dépendance potentielle.

Appel à la nouveauté

L'argumentum ad novitatem, l'argument de la nouveauté, est un type de raisonnement fallacieux (aussi appelé sophisme) qui consiste à prétendre qu'une idée ou une proposition est correcte ou d'une validité supérieure parce qu'elle est nouvelle et "moderne". Dans une controverse entre statu quo et nouvelles intentions, un argumentum ad novitatem n'est pas valide en lui-même. Ce type d'argument fallacieux peut prendre deux formes :

  • surestimation de la nouveauté prématurée et sans preuve de sa supériorité
  • sous-estimation du statu quo prématurée et sans preuve que ledit statu quo soit moins valide.

Effet de simple exposition

L'effet de simple exposition est un type de biais cognitif qui se caractérise par une augmentation de la probabilité d'avoir un sentiment positif envers quelqu'un ou quelque chose par la simple exposition répétée à cette personne ou cet objet. En d'autres termes plus nous sommes exposés à un stimulus (personne, produit de consommation, lieu) et plus il est probable que nous l'aimions. L'application la plus fréquente de cet effet cognitif est la publicité qui procède à la répétition du même message ou à la diffusion des mêmes marques de la manière la plus intensive possible.

Références web

Tout lien vers un site web éthique d'après les critères de base du bloqueur de mouchards uBlock Origin est accompagné du nom du site écrit en vert et de l'image d'un pointeur de souris cliquant sur un "bouton éthique".
Exemple : Site web éthique et indépendant28/02/2017: paquerette.eu > Faire le ménage dans sa boîte gmail – Fiche pratique
Notez que la plupart des sites web engagés pour l'écologie intègrent des mouchards marketing provenant de serveurs sous-traitants qui forcent les navigateurs à consommer plus d'énergie et détruisent la vie privée des internautes…

  • 16/08/2019: franceinter.fr > Le Téléphone sonne > Et si le numérique devenait plus polluant que les voitures ?
  • 15/05/2019: franceculture.fr > La Grande table idées > Écologie : pourquoi la technologie ne nous sauvera pas ?
    Face à un "techno-solutionnisme" omniprésent et aux "thurifaires de la technique " qui promettent de sauver la planète par la technologie, Philippe Bihouix nous rappelle la réalité bien matérielle et consommatrice du numérique et des nouvelles technologies.
    Ingénieur centralien, Philippe Bihouix est l'auteur de "Le bonheur était pour demain : Les rêveries d'un ingénieur solitaire"
  • 17/10/2018: franceculture.fr > La Méthode scientifique > Consommation numérique : la fabrique à CO2(.0) (fichier mp3) : Comment la consommation énergétique du numérique a-t-elle évolué ces dix dernières années ? En quoi le numérique est-il "énergivore" ? D'où vient l'électricité d'Internet ? Qu'appelle-t-on "sobriété numérique" ? Comment l'appliquer concrètement ? […] Et pour relever les compteurs et présenter la facture, nos deux invités aujourd'hui sont Anne-Cécile Orgerie, chercheuse CNRS en informatique à l'IRISA, l'Institut de Recherche en Informatique et systèmes aléatoires et Jean-Marc Jancovici, président du conseil d'administration du think tank The Shift Project qui vient de publier un rapport sur l'impact environnemental du numérique
  • 25/07/2018: franceinter.fr > Le temps d'un bivouac > La guerre des métaux rares (archive.fo)
    Avec le journaliste Guillaume Pitron pour son livre La guerre des métaux rares. La face cachée de la transition énergétique et numérique
  • 01/05/2018: rts.ch > Tout un monde > L'exploitation des terres rares, industrie sale au service de l'économie verte (archive.org) (MP3) :
    [..] Pour l'instant, la Chine a le quasi-monopole, avec 80% à 95% de la production mondiale, alors qu'elle ne compte que 30% des ressources du globe. On trouve aussi des terres rares aux Etats-Unis, au Canada, en Afrique du Sud, en Tanzanie, mais aussi en Scandinavie et en France, dans le Massif armoricain. "L'extraction et le raffinage de ces terres rares est tellement polluant que, dans les années 1990, les états occidentaux ont décidé de se débarrasser (de cette industrie), parce que nous ne voulions pas en supporter le coût écologique", explique Guillaume Pitron. "Nous avons délocalisé les mines et les usines de raffinage et nous avons donc délocalisé la pollution associée à l'industrialisation de ces matières premières. (…) La Chine a accepté de salir son environnement pour fournir ces minerais au reste du monde", poursuit le journaliste…
  • 24/04/2018: franceculture.fr > La Méthode scientifique> Terres rares, le nouvel or noir (archive.org)
    Avec Michel Latroche, directeur de recherche CNRS à l’Institut de chimie et des matériaux de Paris-Est et Bruno Goffé, directeur de recherche CNRS émérite au centre européen de recherche et d’enseignement des géosciences de l’environnement
  • 16/03/2018: lemagit.fr > Datacenter : le refroidissement à l'huile est enfin au point (archive.fo)
    D'ici à trois ans - et même un an selon les plus optimistes - les équipements informatiques ne seront plus entassés dans des étagères réfrigérées, mais plongés dans l'huile. C'est en tout cas le pari que fait Serge Conesa, dont l'entreprise Immersion 4 lance ces jours-ci ses premiers modèles de "tank", des bacs remplis d'une huile spéciale et dans laquelle trempent verticalement des machines avec leurs câbles et leurs SSD sur une largeur de 10, 20 ou 51U. L'intérêt ? Ces solutions, dans lesquelles il n'y a ni climatisation ni ventilateurs, éliminent quasiment la consommation électrique dédiée au refroidissement des appareils. […]. "L'huile dissipe la chaleur 1500 fois mieux que l'air. Nous la couplons avec une pompe qui crée des turbulences dans l'huile pour la faire circuler jusqu'à un échangeur thermique. Ce système permet de maintenir des serveurs à 37° en ne consommant que quelques dizaines de watts, soit 2% de ce que coûte en électricité le refroidissement traditionnel d'un rack à base de climatisation et de ventilateurs", explique Serge Conesa. Il avance que les économies rendues possibles par l'huile vont même bien au-delà de la facture énergétique du datacenter. "Se débarrasser de la climatisation signifie aussi récupérer les mètres-carrés occupés d'ordinaire par sa tuyauterie, jusqu'à un étage entier pour les grands datacenters. Il y a donc l'idée de ramener les salles informatiques dans les tours de bureau, d'autant que notre système de pompe est conçu pour se connecter facilement sur des échangeurs thermiques (comme les pompes à chaleur domestiques, NDR) qui récupèrent la chaleur de l'huile pour la transformer en chauffage, en air frais, ou même en électricité. Cela s'appelle exploiter l'énergie digitale". […] "En 2017, les datacenters ont représenté 5% de la consommation mondiale d'électricité. Si nous continuons avec les systèmes de refroidissement actuels, ce sera 20% en 2020 et 40% en 2030. Cela signifie qu'à cette date, le Japon, par exemple, devrait mobiliser l'ensemble de ces centrales nucléaires pour n'alimenter que ses datacenters… mais il ne pourra pas le faire car il ne resterait plus rien pour ses 100 millions d'habitants", défend le fondateur d'Immersion 4. …
  • 06/03/2018: rts.ch > "On n'a pas la notion de l'empreinte numérique que nous laissons" (archive.fr) :
    Un livre publié en Allemagne interroge sur l'aspect écologique de la société numérique. La professeure Solange Ghernaouti en appelle à une nécessaire prise de conscience dans l'émission Forum. Quand on parle pollution ou impact environnemental, on pense spontanément au plastique, au pétrole ou aux engrais et pesticides, mais pas à internet et aux grands groupes technologiques. C'est une approche que veulent changer Tilman Santarius et Steffen Lange, auteurs de "Smarte, Grüne Welt?" (Un monde intelligent et vert ?), publié il y a quelques jours et dans lequel les deux chercheurs se demandent si la société numérique est vraiment, comme on le pense souvent, plus propre. Pour Solange Ghernaouti, professeure à l'Université de Lausanne, les grands groupes technologiques passent jusqu'ici largement au travers de la responsabilisation en la matière, qui progresse dans d'autres secteurs. Mais les consommateurs eux aussi sont encore inconscients de la problématique. "On n'a pas du tout la notion de l'empreinte numérique que nous laissons avec nos données, quand on navigue, quand on consomme sur internet", relève-t-elle…
  • 20/02/2018: youtube.com > Annonce commerciale francophone de la société helvète Imersion4 pour son huile de refroidissement révolutionnaire qui va obliger les centres de données à renouveler tous leurs systèmes électroniques
  • 01/02/2018: franceculture.fr > Cultures Monde > Un monde sous perfusion métallique (4/4) : Multinationales versus Etats : à qui revient la rente ? (archive.org)
    Avec Benjamin Rubbers, professeur en anthropologie à l'Université de Liège et maître de conférences à l'Université libre de Bruxelles. Il dirige actuellement un projet de recherche sur l'emploi dans le secteur minier au Congo et en Zambie ; Bonnie Campbell, professeure d’économie politique au Département de science politique de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), directrice du Groupe de recherche sur les activités minières en Afrique (GRAMA) ; Claire Levacher, anthropologue, post-doctorante à l'Institut agronomique calédonien (IAC).
  • 31/01/2018: franceculture.fr > Cultures Monde > Un monde sous perfusion métallique (3/4) : Amérique latine : désastre écologique et luttes sociales (archive.org)
    Avec Sébastien Velut, géographe, professeur à l'université Paris 3, directeur de l'Institut des hautes études de l'Amérique latine (IHEAL) et du Centre de recherche et de documentation des Amériques (CREDA) ; Kyra Grieco, doctorante, chercheuse en anthropologie au CERMA, le Centre de recherches sur les mondes Américains de l’EHESS ; Damien Davy, anthropologue spécialiste de la Guyane française
  • 30/01/2018: franceculture.fr > Cultures Monde > Un monde sous perfusion métallique (2/4) : Le marché des métaux sous tension (archive.org)
    Avec Didier Julienne, stratège en ressources naturelles, professeur à l’Ecole de guerre économique, ancien trader en métaux stratégiques ; Florence Hachez-Leroy, maître de conférences en histoire à l’Université d’Artois, chercheuse à l’EHESS, spécialiste de l’aluminium ; Philippe Herlin, économiste, auteur de "Le pouvoir d’achat. Le grand mensonge", ed. Eyrolles.
  • 29/01/2018: franceculture.fr > Cultures Monde > Un monde sous perfusion métallique (1/4) : Terres rares : le nouvel instrument de domination de la Chine (archive.org)
    Avec Guillaume Pitron, journaliste au Monde Diplomatique et réalisateur de documentaires ; Gilles Lepesant, directeur de recherche au CNRS dans le laboratoire Géographie-Cité et chercheur associé au CERI (CNRS/Sciences-Po) ; Jack Lifton, chercheur principal à l'Institute for the Analysis of Global Security et directeur de TM Research
  • 23/01/2018: franceinter.fr > La Tête au carré > Les métaux rares (archive.fo)
    Avec le journaliste Guillaume Pitron pour son livre La guerre des métaux rares. La face cachée de la transition énergétique et numérique
  • 16/10/2017: arte.tv (youtube.com ) > Le dessous des cartes > La géopolitique des terres rares
  • 16/10/2017: reporterre.net > La dure loi de l'Eroi : l'énergie va devenir plus rare et plus chère
    Tribune de Victor Court, ingénieur agronome (AgroParisTech) dont la thèse de doctorat a porté sur le lien entre l'Eroi (Energy Return On Investment) des systèmes énergétiques et la croissance économique de long terme :
    […] l'Eroi d'un système énergétique est un indicateur de la lutte qui s'opère à tout moment entre le progrès technique et l'épuisement physique. Lorsque l'on commence à exploiter une ressource énergétique (du pétrole, du gaz ou le flux de vent terrestre, par exemple), on commence généralement par la partie de la ressource la plus facilement accessible (les meilleurs gisements de pétrole, les sites avec les vents les plus constants), si bien que, dans un premier temps, les gains du progrès technique tendent à faire augmenter l'Eroi. Mais au bout d'un moment, l'exploitation se tourne nécessairement vers des sites de moins bonne qualité, au point que cet effet d'épuisement de la ressource prévaut pour les non renouvelables et les renouvelables et entraîne alors une baisse de l'Eroi.
  • 27/05/2017: reporterre.net > Le coût écologique d’internet est trop lourd, il faut penser un internet low-tech (tribune de Félix Tréguer et Gaël Trouvé)
    Internet représente plus de 7 % de la consommation électrique mondiale, en croissance de 12 % par an. Une simple recherche Google nécessite la même dépense énergétique que celle nécessaire à l’ébullition d’un demi litre d’eau. En France, l’infrastructure numérique consomme annuellement la production de 9 réacteurs nucléaires, soit 13 % de l’électricité nationale.
  • Site web éthique et indépendant20/02/2017: paquerette.eu > L’informatique responsable est l’affaire de tous !
    Bien souvent en informatique, comme dans de nombreux domaines : qui peut le plus, demande plus…
  • 10/01/2017: greenpeace.org > Clicking Clean (Attention: discours greenwashing en faveur des multinationales qui se fichent royalement de l'écologie) :
    Not surprisingly, it takes a tremendous amount of energy to manufacture and power our devices, data centres, and related infrastructural needs. The energy footprint of the IT sector is already estimated to consume approximately 7% of global electricity. With an anticipated threefold increase in global internet traffic by 2020, the internet’s energy footprint is expected to rise further, fueled both by our individual consumption of data and by the spread of the digital age to more of the world’s population, from 3 billion to over 4 billion globally.
    La page web http://www.clickclean.org/france/fr gérée par Greenpeace et son rapport PDF attribuent des bonnes notes aux grandes multinationales qui tâchent d'optimiser leur consommation électrique pour des raisons évidentes de coût d'exploitation mais ne lésinent pas sur le stockage exponentiel et colossal des données personnelles volées (greenwashing). Au 04/03/2018, le bloqueur de mouchards uBlock Origin inhibe 62 requêtes effectuées par cette page web vers d'autres sites non légitimes !
  • 01/10/2015: reporterre.net > Le premier procès contre un data center s’ouvre aujourd’hui
    Alors qu’au nord de Paris se développe un eldorado pour les centres de stockage des données numériques, un collectif de La Courneuve a porté plainte contre les nuisances et la dangerosité d’un data center de la société Interxion.
  • 16/06/2015: reporterre.net > "La "croissance verte" est une mystification absolue". Entretien avec Philippe Bihouix :
    […] Il faut toujours plus d'énergie pour exploiter des métaux de plus en plus difficiles à extraire : la teneur en métal des minerais tend à diminuer et les mines qui ouvrent aujourd'hui sont moins concentrées que celles qui ferment après épuisement… […] Je ne suis pas contre les énergies renouvelables dans l'absolu. En revanche, je suis contre le mythe d'une énergie qui serait illimitée et propre. Les "technologies vertes" sont, elles aussi, consommatrices de ressources, font appel à des métaux plus rares, et sont en général moins bien recyclables. […] En France, par exemple, on développe un programme éolien offshore d'un côté, mais de l'autre on multiplie les panneaux publicitaires et les écrans plats énergivores, et on se réjouit du développement des big data et des centres de données ! En réalité, le développement des énergies renouvelables ne permet pas, et ne permettra pas, de maintenir notre niveau effarant de dépense énergétique et d'absorber la croissance continue de notre consommation matérielle. […] Il faut regarder les choses en face, la situation va s'aggraver. Nos dirigeants font semblant d'appuyer sur le frein avec un discours lénifiant sur le développement durable, alors qu'ils appuient à fond sur l'accélérateur ! Il n'y a qu'à voir les appels à l'innovation, les subventions accordées, tous les projets qui sortent concernant les nanotechnologies, la biologie de synthèse, le numérique, les objets connectés, la robotique, etc. Tout le monde s'émerveille face à ces nouveautés, mais la voie que nous poursuivons est en réalité mortifère, tant du point de vue de la consommation de ressources et d'énergie que de la génération de déchets électroniques ingérables.
  • 27/08/2014: lemondeinformatique.fr > Datacenters, les nouveaux pollueurs ?
    Aujourd'hui, il faut 34 centrales électriques de 500 mégawatts pour alimenter l'ensemble des datacenters en fonctionnement aux États-Unis. Selon les prévisions, en 2020, pour accompagner une activité économique toujours plus dépendante du numérique, il faudra 17 centrales supplémentaires de taille équivalente pour répondre à ces nouveaux besoins en énergie.
  • 16/08/2014: mediapart.fr > Dossier "La part d'ombre du numérique" (archive.org ; archive.fo) :
    • L'envers des data centers (1/3) : Ordiland en Seine-Saint-Denis (archive.org ; archive.fo)
      Au nord de Paris, en Seine-Saint-Denis, se multiplient les data centers, ces hangars de serveurs indispensables au fonctionnement d'Internet. Leur besoin en énergie est colossal : ils représentent un quart de la puissance électrique supplémentaire du Grand Paris d'ici 2030. Des riveraines se plaignent de leur impact sur leur vie quotidienne…
    • L'envers des data centers (2/3) : chasse au gaspi (archive.org ; archive.fo)
      Le monde du numérique ne met pas en doute l’ampleur de son impact environnemental. Au contraire, la course au data center "propre" est un sésame de rentabilité et un moteur de concurrence. Pour quelle réussite écologique au bout du compte ? Impossible de le mesurer…
    • L'envers des data centers (3/3) : "Je rêve d’un fournisseur d’emails qui soit comme l’épicerie du coin" (archive.org ; archive.fo)
      Massives, mondiales et en plein essor, les infrastructures matérielles d’Internet restent pourtant quasi invisibles. Pour le journaliste Andrew Blum, le public doit exercer son droit à connaître ces coulisses car s’y décide le sort de ses données personnelles…
  • 01/02/2012: franceculture.fr > Planète terre > Les terres rares (archive.org)
    Avec Christian Hocquard, économiste spécialiste des terres rares
  • 2012: youtube.com > La sale guerre des terres rares
    Documentaire de Guillaume Pitron et Serge Turquier
  • 13/01/2011: blogs.mediapart.fr > Attention, mail dangereux pour l'environnement !... (archive.org ; archive.fo)
    Lira-t-on un jour: "Au lieu d'envoyer ce mail, pensez à l'environnement, merci" ? Une récente étude révèle en effet l'impact environnemental d'un courrier électronique. selon Le Parisien.fr (Lire ici l'article ; archive.fo). "Une étude, sérieuse, menée par l'Agence de l'environnement et la maîtrise de l'énergie (Ademe)" et "le cabinet Bio Intelligence services"… "Une première" ! Ainsi, le journal d'annoncer qu'un mail est égal à 19 grammes de CO2…
  • 12/01/2009: lemonde.fr > Une recherche Google a un coût... énergétique
    Deux recherches sur Google généreraient autant de CO2 qu'une tasse d'eau portée à ébullition.
1)
2)
Licence : Tous droits réservés RTS Radio Télévision Suisse (Autorisation : article 4.2 "Téléchargement et podcasting des sons radio" des Conditions Générales)
Page officielle de l'émission : 06/03/2018: rts.ch > Forum > Quel est le vrai coût écologique du numérique ? (avisdexperts.ch) (MP3)
3) , 5) , 6) , 16) , 20)
Source : 17/10/2018: franceculture.fr > Méthode scientifique : Consommation numérique : la fabrique à CO2(.0)
Avec Anne-Cécile Orgerie, chercheuse CNRS en informatique à l’IRISA, l’Institut de recherche en informatique et systèmes aléatoires et Jean-Marc Jancovici, président du conseil d’administration du think tank The Shift Project.
10)
Source : 17/10/2018: franceculture.fr > La Méthode scientifique > Consommation numérique : la fabrique à CO2(.0)
11)
Facteurs de baisse de la consommation électrique :
  • Amélioration de l'efficacité énergétique de chaque data center
  • Amélioration de l’efficacité énergétique des serveurs
  • Amélioration du taux d’utilisation des serveurs
  • Amélioration de la linéarité de consommation des serveurs en fonction de la charge
  • Concentration des serveurs dans des "hyper centres de données"
Facteurs de hausse de la consommation électrique :
  • Croissance du trafic de données
  • Croissance du volume de données à stocker
  • Croissance du volume d’opérations
  • Création de centres de données dans des régions à contexte technologique plus difficile
  • Déconcentration de la puissance informatique sous l'effet de la pullulation des objets connectés
23) , 26) , 34) , 35) , 36) , 37) , 43) , 44)
Source : lelementarium.fr > Terres rares (archive.org).
25)
Source : lelementarium.fr > Prométhium (archive.org).
27) , 28) , 38)
Source : 24/04/2018: franceculture.fr > La Méthode scientifique > Terres rares, le nouvel or noir (archive.org).
29)
Yves Bréchet – professeur des universités à l'Institut polytechnique de Grenoble et spécialiste des matériaux écrivait en 2016 – :
Le recours de la métallurgie au numérique a profondément changé de nature au cours des dernières décennies. Une discipline nouvelle s'est développée aux côtés du calcul traditionnel de grandeurs théoriques (thermodynamiques et cinétiques, mécaniques ou électroniques) et de l'évaluation numérique du résultat de théories diverses. Du fait de l'explosion de la puissance des ordinateurs, on peut aujourd'hui simuler la dynamique de la microstructure d'un métal sous des sollicitations diverses (ou en cours de solidification) et en déduire le comportement du matériau : celui-ci est décrit par ses caractéristiques élémentaires à l'échelle appropriée. Il s'agit donc d'études de comportements de matériaux virtuels, parfois (mais pas toujours !) modèles de matériaux réels.
Source : Chapitre "4. Conclusion : vers une métallurgie numérique ?" de l'article Métallurgie fondamentale et métallurgie numérique : l'héritage de Jacques Friedel dans la théorie de la plasticité des métaux et alliages", pages 233-496, fascicule 3 et 4 mars-avril 2016/Tome 17 "Physique de la matière condensée au XXIe siècle : l’héritage de Jacques Friedel" de l'Académie française des Sciences
Licence : Licence Creative Commons BY-NC-ND 4.0
Lien vers l'article : https://doi.org/10.1016/j.crhy.2015.12.004
31)
02/12/2015: cinam.univ-mrs.fr > Modélisation multiéchelle des matériaux (archive.fr) (présentation succincte en PDF) par Fabienne Ribeiro de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.
32)
youtube.com > Présentation vidéo du schéma de calcul couplé de la nucléation et du sous-refroidissement de croissance d'un alliage en fonderie modélisé par le logiciel Thercast (R) de la société Transalvor.
33)
Exemple : CNRS > Institut De Chimie et des Matériaux Paris-Est UMR 7182 > Departement Métallurgie Matériaux Inorganiques > Équipes de recherche > Chimie Métallurgique des Terres Rares (CMTR) > Thèmes de recherche > Stockage d’Hydrogène > Modélisation d’un système metal-hydrogène.
40)
Source : 26/01/2016: usinenouvelle.com > Solvay renonce au recyclage des terres rares (archive.org)
04/02/2016: usinenouvelle.com > Solvay arrête le recyclage des terres rares (archive.org).
42)
Source : lelementarium.fr > Terres rares(archive.org).
savoir/cout_ecologique_du_numerique.txt · Dernière modification: 28/07/2020 23:09 de Médéric