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savoir:cout_ecologique_du_numerique

Coût écologique du numérique

Cette page est une veille technologique relative aux coûts sociaux et environnementaux croissants du numérique sous la pression de certains usages contraires à l'intérêt commun.

Vue d'artiste sur la situation actuelle (Crédit: Pixabay sous licence libre Creative Commons CC0)

Dernière mise à jour : 05/01/2019 00:46 (voir les différences)

Avertissement : Écologique ne signifie pas éthique

Cette page web comporte de nombreux liens vers des sites web écologiques militants qui ont un comportement parfaitement hypocrite du fait de l'aggravation considérable de leur empreinte carbone due à l'intégration de mouchards marketing espionnant l'internaute :

  1. Dans un premier temps le navigateur qui exécute les ordres des pages web des sites non éthiques (par exemple greenpeace.org) sont forcés d'effectuer des requêtes supplémentaires transparentes vers d'autres serveurs web sous-traitants et espions (Google Analytics, etc.).
    Ainsi par exemple au 04/03/2018, lorsque l'internaute demande la page d'accueil du site greenpeace.org, le bloqueur de mouchards uBlock Origin révèle que la page web Greenpeace qui est renvoyée au navigateur force celui-ci à charger silencieusement d'autres contenus en effectuant 7 autres requêtes auprès des serveurs suivants : ajax.googleapis.com, bootstrapcdn.com, fonts.googleapis.com, googletagmanager.com, jsdelivr.net, newrelic.com, storage.googleapis.com.
    De surcroît, il arrive souvent que les programmes JavaScript chargés dans le navigateurs par requêtes supplémentaires effectuent elles-même d'autres requêtes silencieuses vers d'autres serveurs sous-traitants… Quoi qu'il en soit, dans notre exemple, le chargement de la page d’accueil greenpeace.org consomme à minima 8 fois plus de courant électrique qu'un site web éthique ne comportant aucun mouchard marketing (par exemple wikipedia.org ou bien la présente page web que vous êtes en train de lire)
  2. Dans un deuxième temps, toutes les données personnelles dérobées sans consentement explicite par les sous-traitants des sites web non éthiques – données tant administratives que comportementales –, sont stockées et agrégées dans des centres de données (datacenters).
    Ce cumul des données personnelles permet d'affiner l'analyse Big data des internautes par les techniques d'apprentissage supervisé connues sous le nom d'intelligence artificielle faible. Ces techniques algorithmiques ne sont efficaces qu'avec de très très grandes quantités de données. Il est impossible d'estimer l'empreinte carbone de ces activités de stockage et d'analyse marketing 100% inutiles et nuisibles à la civilisation !

Dans la page web ci-dessous, tout lien vers un site web éthique d'après les critères de base du bloqueur de mouchards uBlock Origin sera accompagné du nom du site écrit en vert et sera étiqueté avec un logo d'un pointeur de souris cliquant sur un bouton éthique.
Exemple :

Centres de données

Aperçu de la capacité consommée des 3 services Google : Gmail + Google Drive + Google Photo (Crédit: ordi49.fr sous licence libre Creative Commons BY-SA 4.0)

Un centre de données (datacenter) est un site physique sur lequel se trouvent regroupés des milliers de disques durs accessibles à distance, généralement avec une haute disponibilité.

Ils constituent la partie matérielle de l'informatique en nuage (Cloud computing) qui sert par exemple à regarder des vidéos en streaming ou à stocker des milliards de milliards d'emails qui sont lus zéro ou une seule fois. Les centres de données et leur datamasse Big data exploitée par courtiers de données1) constituent une plaie écologique grandissante qui nécessitent une production colossale d'énergie électrique par des moyens à hauts rendements (usines à charbon, centrales nucléaires).

Quelques articles traitant du problème écologique et social des centres de données :

  • 16/03/2018: lemagit.fr > Datacenter : le refroidissement à l'huile est enfin au point (archive.fo)
    D'ici à trois ans - et même un an selon les plus optimistes - les équipements informatiques ne seront plus entassés dans des étagères réfrigérées, mais plongés dans l'huile. C'est en tout cas le pari que fait Serge Conesa, dont l'entreprise Immersion 4 lance ces jours-ci ses premiers modèles de "tank", des bacs remplis d'une huile spéciale et dans laquelle trempent verticalement des machines avec leurs câbles et leurs SSD sur une largeur de 10, 20 ou 51U. L'intérêt ? Ces solutions, dans lesquelles il n'y a ni climatisation ni ventilateurs, éliminent quasiment la consommation électrique dédiée au refroidissement des appareils. […]. "L'huile dissipe la chaleur 1500 fois mieux que l'air. Nous la couplons avec une pompe qui crée des turbulences dans l'huile pour la faire circuler jusqu'à un échangeur thermique. Ce système permet de maintenir des serveurs à 37° en ne consommant que quelques dizaines de watts, soit 2% de ce que coûte en électricité le refroidissement traditionnel d'un rack à base de climatisation et de ventilateurs", explique Serge Conesa. Il avance que les économies rendues possibles par l'huile vont même bien au-delà de la facture énergétique du datacenter. "Se débarrasser de la climatisation signifie aussi récupérer les mètres-carrés occupés d'ordinaire par sa tuyauterie, jusqu'à un étage entier pour les grands datacenters. Il y a donc l'idée de ramener les salles informatiques dans les tours de bureau, d'autant que notre système de pompe est conçu pour se connecter facilement sur des échangeurs thermiques (comme les pompes à chaleur domestiques, NDR) qui récupèrent la chaleur de l'huile pour la transformer en chauffage, en air frais, ou même en électricité. Cela s'appelle exploiter l'énergie digitale". […] "En 2017, les datacenters ont représenté 5% de la consommation mondiale d'électricité. Si nous continuons avec les systèmes de refroidissement actuels, ce sera 20% en 2020 et 40% en 2030. Cela signifie qu'à cette date, le Japon, par exemple, devrait mobiliser l'ensemble de ces centrales nucléaires pour n'alimenter que ses datacenters… mais il ne pourra pas le faire car il ne resterait plus rien pour ses 100 millions d'habitants", défend le fondateur d'Immersion 4. …
  • 20/02/2018: youtube.com > Annonce commerciale francophone de la société helvète Imersion4 pour son huile de refroidissement révolutionnaire qui va obliger les centres de données à renouveler tous leurs systèmes électroniques
  • 27/05/2017: reporterre.net > Le coût écologique d’internet est trop lourd, il faut penser un internet low-tech (tribune de Félix Tréguer et Gaël Trouvé)
    Internet représente plus de 7 % de la consommation électrique mondiale, en croissance de 12 % par an. Une simple recherche Google nécessite la même dépense énergétique que celle nécessaire à l’ébullition d’un demi litre d’eau. En France, l’infrastructure numérique consomme annuellement la production de 9 réacteurs nucléaires, soit 13 % de l’électricité nationale.
  • Site web éthique et indépendant20/02/2017: paquerette.eu > L’informatique responsable est l’affaire de tous !
    Bien souvent en informatique, comme dans de nombreux domaines : qui peut le plus, demande plus…
  • 10/01/2017: greenpeace.org > Clicking Clean (Attention: discours greenwashing en faveur des multinationales qui se fichent royalement de l'écologie) :
    Not surprisingly, it takes a tremendous amount of energy to manufacture and power our devices, data centres, and related infrastructural needs. The energy footprint of the IT sector is already estimated to consume approximately 7% of global electricity. With an anticipated threefold increase in global internet traffic by 2020, the internet’s energy footprint is expected to rise further, fueled both by our individual consumption of data and by the spread of the digital age to more of the world’s population, from 3 billion to over 4 billion globally.
    La page web http://www.clickclean.org/france/fr gérée par Greenpeace et son rapport PDF attribuent des bonnes notes aux grandes multinationales qui tâchent d'optimiser leur consommation électrique pour des raisons évidentes de coût d'exploitation mais ne lésinent pas sur le stockage exponentiel et colossal des données personnelles volées (greenwashing). Au 04/03/2018, le bloqueur de mouchards uBlock Origin inhibe 62 requêtes effectuées par cette page web vers d'autres sites non légitimes !
  • 01/10/2015: reporterre.net > Le premier procès contre un data center s’ouvre aujourd’hui
    Alors qu’au nord de Paris se développe un eldorado pour les centres de stockage des données numériques, un collectif de La Courneuve a porté plainte contre les nuisances et la dangerosité d’un data center de la société Interxion.
  • 27/08/2014: lemondeinformatique.fr > Datacenters, les nouveaux pollueurs ?
    Aujourd'hui, il faut 34 centrales électriques de 500 mégawatts pour alimenter l'ensemble des datacenters en fonctionnement aux États-Unis. Selon les prévisions, en 2020, pour accompagner une activité économique toujours plus dépendante du numérique, il faudra 17 centrales supplémentaires de taille équivalente pour répondre à ces nouveaux besoins en énergie.
  • 16/08/2014: mediapart.fr > Dossier "La part d'ombre du numérique" (archive.org ; archive.fo) :
    • L'envers des data centers (1/3) : Ordiland en Seine-Saint-Denis (archive.org ; archive.fo)
      Au nord de Paris, en Seine-Saint-Denis, se multiplient les data centers, ces hangars de serveurs indispensables au fonctionnement d'Internet. Leur besoin en énergie est colossal : ils représentent un quart de la puissance électrique supplémentaire du Grand Paris d'ici 2030. Des riveraines se plaignent de leur impact sur leur vie quotidienne…
    • L'envers des data centers (2/3) : chasse au gaspi (archive.org ; archive.fo)
      Le monde du numérique ne met pas en doute l’ampleur de son impact environnemental. Au contraire, la course au data center "propre" est un sésame de rentabilité et un moteur de concurrence. Pour quelle réussite écologique au bout du compte ? Impossible de le mesurer…
    • L'envers des data centers (3/3) : "Je rêve d’un fournisseur d’emails qui soit comme l’épicerie du coin" (archive.org ; archive.fo)
      Massives, mondiales et en plein essor, les infrastructures matérielles d’Internet restent pourtant quasi invisibles. Pour le journaliste Andrew Blum, le public doit exercer son droit à connaître ces coulisses car s’y décide le sort de ses données personnelles…
  • 13/01/2011: blogs.mediapart.fr > Attention, mail dangereux pour l'environnement !... (archive.org ; archive.fo)
    Lira-t-on un jour: "Au lieu d'envoyer ce mail, pensez à l'environnement, merci" ? Une récente étude révèle en effet l'impact environnemental d'un courrier électronique. selon Le Parisien.fr (Lire ici l'article ; archive.fo). "Une étude, sérieuse, menée par l'Agence de l'environnement et la maîtrise de l'énergie (Ademe)" et "le cabinet Bio Intelligence services"… "Une première" ! Ainsi, le journal d'annoncer qu'un mail est égal à 19 grammes de CO2…
  • 12/01/2009: lemonde.fr > Une recherche Google a un coût... énergétique
    Deux recherches sur Google généreraient autant de CO2 qu'une tasse d'eau portée à ébullition.
1)
Courtiers de données : voir page Collecte de données et déclin de la vie privée
savoir/cout_ecologique_du_numerique.txt · Dernière modification: 05/01/2019 00:46 (modification externe)